mardi 20 juin 2017

Les Filles de Brick Lane / Siobhan Curham. Flammarion



L'avis de Noémie :

Sky vit sur une péniche avec son père, Liam. Elle a beaucoup de mal à supporter l'amoureuse de ce dernier, Savannah. Sa fille, Rose, veut devenir pâtissière mais sa mère veut absolument qu'elle devienne comme elle,  mannequin. Maali est une jeune fille timide qui rougit dès qu'elle parle à un garçon. Ses origines indiennes sont la cause de quelques moqueries et elle ne supporte plus ces remarques. Ambre est une fan dévouée d'Oscar Wilde, au style masculin et rock. Certaines filles de sa classe ne cessent de la harceler à cause de ses deux pères. Toutes les quatre, elles vont former le club secret des Filles de Brick Lane. L'amitié triomphera-t-elle des scandales, des disputes et des humiliations ? A vous de le découvrir...

Ce livre a beau ne pas être mon genre, je l'ai adoré. Chaque personnage est attachant (même si j'avoue avoir un petit faible pour Sky et Ambre) et le style de l'auteur est détaillé, fluide  et plutôt joyeux. Je le conseille vivement à tout le monde, en particulier à des personnes mal dans leur peau car à la fin de ce livre, je me sentais heureuse. J'ai hâte de lire la suite !

Les filles de Brick Lane est écrit par Siobhan Curham et édité chez Flammarion jeunesse. Ce premier tome sera suivi de 3 autres tomes, tous focalisés sur un des quatre personnages principaux.

vendredi 16 juin 2017

Claudine Desmarteau au Louxor



Un dimanche par mois, l'équipe du cinéma le Louxor convie une personnalité du monde des arts, des sciences, de la politique, des médias... pour animer une séance autour d'un film de son choix.


L'invitée du dimanche 18 juin est Claudine Desmarteau qui présentera les 400 coups de François Truffaut .
 
 
Dimanche 18 juin à 10h30
Tarif du matin 5,80

mardi 13 juin 2017

Les petits champions de la lecture : finale nationale le 28 juin 2017

Le grand jeu national de lecture à haute voix. « Les petits champions de la lecture » est organisé par Syndicat national de l’édition, et sous le haut patronage du ministère de l’Éducation nationale. Il est destiné aux classes de CM2, et invite les élèves à lire en public un court texte, extrait d’une œuvre de fiction de leur choix pendant 3 minutes maximum.

Après plusieurs demi-finales dans 5 villes de Seine-Saint-Denis, une finale départementale à Bobigny, les jurys de l’étape régionale ont choisi de porter jusqu’à la finale nationale Selim Berrou, de l’école Saint-Exupéry de Gagny, pour représenter toute l’Île-deFrance.

Cette finale se tiendra le mercredi 28 juin 2017, à la Comédie Française, à Paris, en présence des deux parrains de l’opération : l’auteur Timothée de Fombelle et la comédienne Dominique Blanc.

vendredi 9 juin 2017

Je suis ton soleil / Marie Pavlenko. Flammarion


L'avis de Juliette :

Déborah Dantès ne semble pas avoir d’autres soucis dans l’existence que de s’occuper de son chien puant Isidore et de passer son bac. Mais la vie de la jeune fille bascule lorsque sa meilleure amie la délaisse au profit de son petit ami, que sa mère dissimule de lourds secrets et qu’elle aperçoit son père en compagnie d’une mystérieuse femme. Une chose est certaine, l’année de terminale ne sera pas de tout repos pour Déborah !

Je suis ton soleil m’a d’abord intriguée par sa couverture dorée constellée de pâtes, (oui oui, de pâtes, plus précisément de coquillettes). La quatrième de couverture me laissait envisager une histoire certes pétillante, mais courante : une adolescente faisant face à diverses situations critiques avec force et humour.

Pourtant, même si effectivement Déborah affronte ses problèmes avec un incroyable sens de la répartie, le livre de Marie Pavlenko a réussi à me charmer !

Tout d’abord, l’évolution du personnage principal du début à la fin du roman est spectaculaire. Nous observons la jeune fille gagner en maturité au fil des pages. Son jugement s’affine, Déborah découvre que les personnes qui l’entourent sont bien plus complexes qu’elles n’y paraissent.

Son amie Eloïse, qui semble s’éloigner d’elle au début de l’œuvre, n’est pas dépeinte comme une traîtresse, mais comme une jeune fille qui doit trouver un équilibre entre le temps qu’elle passe avec Déborah et celui qu’elle consacre à son petit ami. C’est une adolescente qui se cherche.

Notre héroïne va également s’ouvrir aux autres, passer outre ses préjugés et faire de nouvelles rencontres. Son humour décalé, ses théories amusantes, (vous découvrirez notamment le théorème de la scoumoune qui vous permettra de comprendre pourquoi la fiente de pigeon tombe toujours sur votre tête), m’a rappelé l’héroïne du roman Les petites reines de ClémentineBeauvais, que je vous recommande chaudement.

En plus du personnage de Déborah, les parents de cette dernière sont également bien travaillés et développés. Ils ne sont pas présentés comme des « méchants » qui ne prêtent pas attention à leur fille. Chacun a ses défauts, ses torts et ses qualités. Comme tous les personnages de Je suis ton soleil, ils sont simplement humains, c’est pourquoi ils peuvent commettre des erreurs.

/!\ Ce paragraphe peut contenir un petit spoiler

L’auteure nous invite également à réfléchir sur l’amour et sa durée. Déborah comprend finalement que son père, qui a une maîtresse, n’est pas un goujat ou un manipulateur, mais un homme las de ne pas pouvoir saisir la personnalité complexe de sa femme et prenant parfois de mauvaises décisions.

Fin du risque de spoiler.

La mère de la jeune fille a justement une profondeur étonnante, elle m’a émue et touchée.
Même les professeurs de Déborah ont un rôle dans le récit, l’auteure a réussi à en faire des êtres complexes, et non pas de simples éléments de décors. La professeure de philosophie en est le parfait exemple, elle est à la fois redoutable et compréhensive.

Outre les personnages si bien développés, j’ai aimé sentir tout au long de Je suis ton soleil, l’amour des protagonistes et de Marie Pavlenko pour la lecture et les mots. Pour commencer, chaque titre de chapitre est inspiré d’une citation d’un livre ou d’une chanson. Ensuite, le nom de famille de Déborah, Dantès, fait sûrement référence au héros du Comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas. La jeune fille est également amie avec la libraire de sa rue, sans compter qu’elle dévore Les Misérables de Victor Hugo et qu’un de ses passe-temps favoris est de faire des cadavres exquis.

Avec du recul, le seul personnage que j’ai trouvé moins réussi est LA méchante du roman, Tania. Bien que des pestes comme elle existent sûrement, elle paraît un peu trop lisse en comparaison de tous ces êtres si complexes. Tania est une personne exécrable, sans aucun trait de caractère pour nuancer le tableau. Certes, le but n’est pas de trouver une excuse aux personnes détestables, se permettant d’ harceler leurs camarades, mais si la jeune fille devait être un monstre sans cœur, il aurait davantage fallu développer sa psychologie.

Ce petit « défaut » est cependant mineur, il ne s’agit que de mon point de vue de lectrice aigrie et tatillonne. Alors, chers dévoreurs de livres (et de pâtes) je vous invite à vous ruer sur Je suis ton soleil de Marie Pavlenko.

Retrouvez les autres critiques de Juliette sur son blog : Chroniques d'une rêveuse à lunettes.

Et ici l'avis de Bob et Jean-Michel.